En octobre 2026, les diffuseurs d’air de la station d’épuration de Tarnos ont été renouvelés grâce à une méthode d’intervention permettant de maintenir l’installation en fonctionnement.

Une opération technique qui a nécessité un peu plus de 6 semaines de travaux et le retrait de 800 tonnes de sable..

Une intervention au cœur du traitement des eaux usées

À Tarnos, le traitement des eaux usées repose sur le principe des boues activées. Dans le bassin d’aération, de l’oxygène est injecté pour permettre aux bactéries de dégrader la pollution présente dans les effluents.

Cet apport en oxygène est assuré par cinq rampes, équipées de diffuseurs fixés au fond du bassin. Leurs membranes micro-perforées s’usent progressivement et leurs ouvertures s’élargissent, ce qui diminue l’efficacité de l’oxygénation. Leur remplacement était donc nécessaire pour maintenir les performances du traitement.

Un chantier réalisé sans vider le bassin

Lors de la précédente opération, en 2015, le remplacement des diffuseurs avait nécessité la vidange complète du bassin. En 2026, une autre méthode a été retenue : intervenir directement dans le bassin, sans le vider, afin de maintenir l’ouvrage en fonctionnement et d’éviter tout rejet d’eaux usées non traitées dans l’Adour.

Cette solution, malgré un coût et une durée légèrement supérieure, a mobilisé des compétences complémentaires et s’est déroulée en plusieurs étapes :

  • Désensablement : pendant 3 à 4 semaines, des plongeurs spécialisés (scaphandriers) ont aspiré le sable accumulé au fond des bassins à l’aide de tuyaux hydrocureurs. Au total, 800 tonnes de sable ont été retirées. Après traitement par la société Labat, elles seront réutilisées en remblai de tranchée.
  • Levage des rampes : les plongeurs ont sanglé les équipements afin qu’ils puissent être extraits du bassin à l’aide d’une grue.
  • Remplacement des diffuseurs : les membranes usagées ont été remplacées, puis les rampes ont été testées à l’eau.
  • Remise en service : les rampes ont été repositionnées et contrôlées par les plongeurs, avant de subir des essais à l’air sous pression.

Ces opérations ont été répétées pour chacune des cinq rampes.

Trois entreprises mobilisées

La technicité du chantier a nécessité l’intervention de trois entreprises :

  • Sogea Sud-Ouest Hydraulique, chargée de la coordination et de l’expertise technique ;
  • Labat, en charge du transport et du traitement des sables ;
  • Romoeuf, dont les plongeurs ont réalisé les interventions sous l’eau.

Coût total de l’opération : 400 000 € HT.

Au terme d’un peu plus de 6 semaines de travaux, cette intervention permet de préserver le bon fonctionnement du système d’aération, essentiel à l’efficacité du traitement des eaux usées, tout en limitant les risques pour le milieu naturel.