Signature d'une convention entre le Département, la Chambre d’agriculture, les Cuma et les Syndicats d'eau SIBVA et SYDEC

Signature d'une convention entre le Département, la Chambre d’agriculture, les Cuma et les Syndicats d'eau SIBVA et SYDEC
Le Département des Landes vient de signer une convention avec la Chambre d’agriculture, les Cuma et les Syndicats d'eau dont le SYDEC. A cette occasion, le SIBVA et le SYDEC ont présenté les dispositifs mis en place afin d'éliminer les métabolites de pesticides détectés dans certaines eaux.

Contexte réglementaire

Depuis 2014, des analyses réalisées par l’ARS ont mis en évidence la présence de métabolites de pesticides dans certaines Eaux destinées à la Consommation Humaines (ECDH), dépassant les valeurs maximales autorisées.
Le SIBVA et le SYDEC sont concernés par cette problématique sur certaines de leurs UDI : le champ captant d’ORIST pour le SIBVA et les captages de ST GEIN et PUJO-LE-PLAN pour le SYDEC.
Ces captages ont été déclarés prioritaires.

Le SAGE « Adour Aval » en cours d’élaboration intègre la protection de la ressource d’Orist.
La distribution de l’eau à partir de ces captages est encadrée par des dérogations préfectorales : celle du 10 février 2017 pour le SIBVA et celle du 17 janvier 2018 pour le SYDEC.

Les actions menées par les deux Syndicats d'eau

Des actions curatives et des actions préventives de protection de la ressource sont en cours de développement par les 2 Syndicats.

En tant que responsable de la production et de la distribution de l’eau potable (PRPDE), le SIBVA et le SYDEC ont obligation de distribuer une eau répondant aux critères de qualité de l’arrêté du 11/01/2007.
Les dérogations obtenues ont une durée de 3 ans, mais les collectivités ont obligation de mettre en place des mesures permettant de distribuer dès que possible une eau conforme aux normes en vigueur.
Par conséquent, les 2 Syndicats ont décidé d'agir en mettant en œuvre des traitements spécifiques pour lutter contre ces métabolites de pesticides.

1. Actions curatives du SYDEC

Pour traiter efficacement les métabolites de pesticides, le SYDEC a opté pour la mise en place de filtres mobiles à charbon actif.
Le principe de location des filtres à charbon actif a été retenu pour une mise en œuvre rapide dans l’attente de la position définitive de l’état sur la pertinence de ces molécules.
Le montant de ces travaux nécessaires à la mise en place sur les 6 sites du SYDEC impactés (2 captages classés prioritaires et 4 captages SYDEC non classés prioritaires) est de 700 000 € HT.
A cela s’ajoutent les frais d’exploitation estimés à 300 000 € HT par an pour la totalité des sites.

De plus, le planning prévisionnel prévoit que les unités de traitement soient en service avant l’été 2018.
Une première unité de distribution a été équipée. L’unité de traitement est déjà en service depuis mars 2018.
Les premières mesures effectuées souligne l’efficacité du traitement choisi.

2 - Actions de prévention communes pour protéger la ressource

Le SIBVA et le SYDEC ont décidé de mener une action commune en lançant conjointement une étude pour la définition des Aires d’Alimentation de ces Captages (AAC). Un choix fort puisque cette étude sera portée par les deux syndicats... Elle permettra d'être au plus prêt du terrain et des acteurs, et en particulier avec la profession agricole, permettant ainsi une vision partagée et cohérente sur le département des Landes. Les bureaux d’études retenus sont le groupement Terraqua / NCA environnement.

Pour mener ce projet à bien, un comité pilotage a été mis en place. Il se compose des différents acteurs locaux et régionaux suivants :
Le SYDEC, Le SIBVA, Le Conseil Départemental, La DREAL Nouvelle Aquitaine, L’ARS des Landes, La DDTM des Landes, L’Agence de l’eau Adour-Garonne, La Chambre d’Agriculture des Landes, Les acteurs locaux du secteur agricole (MAISADOUR, VIVADOUR, EURALIS, LUR BERRI, CUMA 640, CIVAM BIO).

Cette étude visant à définir les Aires d’Alimentation de ces Captages (AAC) est découpée en 4 phases :
- phase 1 : Collecte et exploitation des données hydrogéologiques
- phase 2 : Délimitation de l’aire d’alimentation des captages
- phase 3 : Cartographie de la vulnérabilité
- phase 4 : Cartographie des niveaux de risques de transferts parcellaires