La station d'épuration de Uza inaugurée le 30 août dernier

La station d'épuration de Uza inaugurée le 30 août dernier
Le vendredi 30 août dernier, la nouvelle station d’épuration de Uza a été inaugurée par le conseiller général, Monsieur Gérard Subsol, accompagné de Monsieur Alain Siberchicot, président du SYDEC, et de Monsieur Rémy Jumel, maire de la commune. Cette nouvelle station, construite sur un terrain cédé pour 1 euro symbolique, a une capacité de 350 équivalents habitants et rejette les eaux traitées dans le ruisseau du Vignacq.

Jusque-là sans système d’assainissement collectif, la commune de UZA, pour traiter les eaux usées de ses habitants, a construit une station d’épuration afin de répondre aux projets de développement de la commune sur le plan urbain et économique.

Cette nouvelle station, construite sur un terrain cédé pour 1 € symbolique par le comte de Lur Saluces, a une capacité de 350 équivalents habitants et rejettera les eaux traitées dans le ruisseau du Vignacq.

Les sols peu perméables ainsi que la présence à faible profondeur de la nappe ne permettant pas d’envisager l’infiltration des eaux traitées, cet ouvrage a été réalisé à proximité du centre bourg et du ruisseau du Vignacq, au lieu-dit Bitchan.

En ce qui concerne les rejets d’eaux usées, cette installation d'assainissement est soumise à une déclaration auprès de la Police de l’Eau en application du code de l'environnement. De plus, incluse dans la zone Natura 2 000, une notice d’incidence démontrant que l’impact du rejet sur la qualité du cours d’eau est correct a été délivré au SYDEC. Un suivi de l’état écologique du cours d’eau sera réalisé chaque année, et cela en complément du contrôle des branchements individuels sur les réseaux d’assainissement et des mesures d’auto surveillance de la station.

C’est le procédé par filtres plantés de roseaux à 2 étages qui a été choisi pour traiter les eaux usées. Ce procédé d’épuration «naturel» consiste à faire transiter les eaux brutes à travers des bassins remplis d’un substrat minéral où sont plantés des roseaux. Ces végétaux ont la particularité de former un tissu racinaire et un réseau de galeries qui drainent, apportent de l’oxygène et servent de support aux bactéries à l’origine de l’assimilation de la matière organique par les plantes. Ainsi le système ne produit pas de boues.

Un soin particulier a été apporté pour l’intégration architecturale de cette nouvelle construction. La station étant inscrite dans les périmètres de protection des monuments classés des Forges et du Château d’UZA, le projet a préalablement été soumis aux Architectes des Bâtiments de France.

Le montant global de l’opération s’élève à 900 000 € HT dont 250 000 € HT pour la construction de la station. Pour son financement, le SYDEC a perçu des subventions du Conseil Général des Landes à hauteur de 67 500 €HT et de l’Agence de l’Eau Adour Garonne à hauteur de 100 000 € HT. Les travaux de création du réseau de collecte, d’un montant de  650 000 € HT ont été quant à eux subventionnés à hauteur de 175 000 € par le Conseil Général et 195 000 € par l’Agence de l’eau Adour Garonne.  Enfin, pour l’ensemble de l’opération, la commune a participé financièrement à hauteur de  260 000 €.